Les Blues de la Méditation
(Stephen Levine)


Parfois ça me brise le c
œur d’observer mon esprit 

La froideur de mes pensées,
La rigidité de mon égoïsme,
La force de mes peurs,
Mes jugements insistants,
Les insultes que je me chuchote tout bas,
Mes fantaisies de vengeance,
Mes triomphes et mes désespoirs.

Mes pensées sont si conditionnées et,
Tellement impersonnelles que parfois,
Je les prends personnellement.

Je suis parfois consterné de ma cruauté,
De mes peurs grandioses,
De mes célébrations éphémères.

Parfois ça me brise le cœur d’observer mes pensées
Et parfois,
Mon cœur reste brisé assez longtemps,
Pour que je puisse toucher sa souffrance avec amour.
Parfois ma compassion pour lui est si grande, qu’elle efface tout et,
Qu’elle transforme toute cette peine,
En moment de grâce, et que je me dis,
Que ça en vaut vraiment la peine.

Parfois, je me rappelle que la seule chose qui puisse 

apaiser mon esprit c’est d’observer mon cœur.